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Pourquoi un réacteur vole-t-il ?

Mais pourquoi
un réacteur vole-t-il ?
Cette explication, basée sur les brevets de Thownsen Brown de 1960
et 1962, considère le fonctionnement en milieu atmosphérique :
Nous sommes en présence d'un fil conducteur (électrode
positive) surmontant une jupe métallique (électrode négative).
Dès que la tension est appliquée, des électrons libres sont
arrachés aux atomes du milieu ambiant (l'air) entourant l'
électrode positive, là où le gradient de champ électrique est
maximal, et migrent vers celle-ci où ils sont capturés. Cet air
forme un "nuage" fortement ionisé entourant l'anode. La jupe
métallique, chargée négativement, est donc attirée vers ce nuage
et subit ainsi une force ascentionnelle.
D'autre part, cet air ionisé est aussi attiré par la jupe et se
déplace vers le bas en suivant les lignes de force du champ
électrique. Dès que ces ions positifs entrent en contact avec la
jupe chargée négativement, ils s'en trouvent neutralisés. Mais
la violence de leurs impacts arrache des électrons au métal,
lesquels sont capturés par les atomes d'air environnants et
forme un nuage chargé, lui, négativement. Repoussé vers le bas
par la jupe (de polarité identique), cet air ionisé fournit une
poussée ascentionnelle qui s'additionne à la première.
De fait, si on approche (prudemment !) la main d'un réacteur en vol,
on peut ressentir un léger souffle (attention, à 10 cm de distance
un arc électrique se forme, et vous ressentirez alors autre chose
qu'un léger souffle…). De même, de la fumée émise sur le réacteur
est aussitôt renvoyée vers le bas. Cette théorie semblait donc
valable.
Oui, mais… Assez récemment, quelques expérimentateurs ont eu l'idée
d'inverser la polarité d'un réacteur, transformant la cathode en
anode, et inversement. Conséquence : aucune. L'engin décolle comme
si de rien n'était, ignorant apparemment les lois physiques les plus
élémentaires. De même, des expériences conduites dans le vide ont
démontré qu'une poussée, bien que réduite, persistait. Cette
explication, qui se base sur des brevets de 1960 et 1962
rappelons-le, doit donc être revue et affinée. Alors ?
Alors, il faut s'en remettre à un rapport publié par… l'US Army (!)
le 4 novembre 2002, dont voici un extrait (traduit de l'américain) :
A ce jour on ne comprend pas la base physique de l’effet
Biefeld-Brown. L’ordre de grandeur de la force sur le
condensateur asymétrique laisse supposer qu’il y a deux
mécanismes de conduction de charge différents entre ses
électrodes, un de vent ionique balistique, l’autre de mouvement
ionique.
Mais les calculs montrent que le vent ionique est au minimum 3
fois trop faible pour expliquer la valeur de la force observée
sur le condensateur.
La supposition de transfert de mouvement ionique conduit à un
ordre de grandeur correct pour la force, cependant il est
difficile de voir comment le mouvement ionique s’insère dans la
théorie.
Pour comprendre cet effet, on doit bâtir un modèle théorique
plus détaillé et qui prendra en compte les effets de plasma,
l’ionisation du gaz, (ou de l’air) dans la zone de champ
fortement électrisé, le transport de charge et les forces
dynamiques qui en résultent sur les électrodes. Les séries
d’expériences à venir pourraient déterminer si l’effet se
produit dans le vide, et une étude sérieuse devrait être menée
pour déterminer comment la pression du gaz, les divers gaz et le
voltage appliqué sont corrélés à la force observée.
Ainsi ces constatations, si elles n'invalident pas totalement la
théorie, démontrent qu'elle ne suffit pas à expliquer le phénomène.
Et à la question de savoir ce qui, exactement, fait voler un
réacteur, la réponse la plus sûre à l'heure actuelle est : on n'en
sait rien.
Une condition paraît cependant indispensable au bon fonctionnement
de l'expérience : l'asymétrie du condensateur formant le réacteur.
Le bord de la "jupe" faisant face au fil de la cathode doit
obligatoirement présenter un arrondi. En fait, cela marche aussi
avec une "jupe" tubulaire…
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